En début d'année, nous vous présentions les tarifs et primes du 1er trimestre 2026. Depuis, tout a changé. Un nouvel arrêté, entré en vigueur au début du mois de juin 2026, rebat complètement les cartes du photovoltaïque en France : la prime à l'autoconsommation disparaît et le tarif de rachat du surplus s'effondre. Chez A2C Énergies, en Nord-Isère, nous faisons le point sur ce qui change concrètement pour votre projet solaire, et sur la stratégie à adopter désormais.
Ce qui a changé depuis le 4 juin 2026
Un nouvel arrêté tarifaire, publié au Journal officiel le 4 juin 2026, s'applique à toutes les demandes de raccordement déposées à partir de cette date. Deux mesures principales bouleversent l'équation économique du solaire résidentiel :
- la suppression de la prime à l'autoconsommation ;
- une nouvelle baisse, très forte, du tarif de rachat du surplus.
Le message des pouvoirs publics est clair : le soutien se concentre désormais sur l'autoconsommation, c'est-à-dire l'électricité que vous produisez et consommez chez vous, et non plus sur la revente au réseau.
1. La prime à l'autoconsommation est supprimée
Jusqu'au 3 juin 2026, une prime à l'investissement était versée pour toute installation en autoconsommation avec vente de surplus. Elle s'élevait par exemple à environ 80 € par kWc pour une installation de 9 kWc ou moins, soit quelques centaines d'euros d'aide.
Depuis le 4 juin 2026, cette prime n'existe plus pour les nouvelles demandes de raccordement. C'est un changement important, mais il faut le remettre en perspective : cette prime ne représentait qu'une petite partie du budget d'une installation. Ce n'est donc pas elle qui faisait, ou défaisait, la rentabilité d'un projet.
2. Le tarif de rachat du surplus s'effondre
C'est le changement le plus lourd de conséquences. Le tarif auquel EDF OA (ou un autre acheteur obligé) rachète l'électricité que vous réinjectez sur le réseau passe à environ 1,1 centime d'euro par kWh (hors TVA) pour les installations de 9 kWc ou moins, avec une indexation d'environ 2 % par an.
Pour bien mesurer la chute : ce tarif était encore d'environ 4 c€/kWh au début de l'année 2026, et il dépassait 12 c€/kWh il y a quelques années. Autrement dit, revendre son surplus ne rapporte quasiment plus rien.
Avant / après la réforme :
- Prime à l'autoconsommation (9 kWc ou moins) : environ 80 €/kWc avant, supprimée aujourd'hui.
- Tarif de rachat du surplus (9 kWc ou moins) : environ 4 c€/kWh avant, environ 1,1 c€/kWh aujourd'hui.
- Logique de rentabilité : économies + revente avant, économies par l'autoconsommation aujourd'hui.
3. Ce qui reste en 2026 : la TVA à 5,5 %
Toutes les aides n'ont pas disparu, loin de là. La mesure la plus intéressante reste la TVA réduite à 5,5 %, applicable depuis le 1er octobre 2025 aux installations de 9 kWc ou moins sur un logement d'habitation. Elle remplace l'ancienne TVA à 10 % (disparue depuis janvier 2026) et représente une économie bien plus significative que l'ancienne prime.
Pour en bénéficier, deux conditions principales : des panneaux respectant les critères environnementaux en vigueur, et l'intégration d'un système de gestion de l'énergie (EMS), qui pilote intelligemment votre installation. C'est justement ce type d'équipement que nous intégrons dans nos projets.
D'autres dispositifs subsistent également : l'obligation d'achat de votre surplus (même à faible tarif), l'exonération d'impôt sur les revenus de revente sous conditions, l'éco-PTZ pour certaines configurations, et d'éventuelles aides locales.
4. Est-ce toujours rentable ? Oui, mais la stratégie change
La réponse est claire : oui, le photovoltaïque reste rentable en 2026. Mais la logique n'est plus la même. Hier, on pouvait envisager de surdimensionner son installation pour vendre le surplus. Aujourd'hui, avec un rachat à 1,1 c€/kWh, cette approche n'a plus de sens.
La rentabilité repose désormais presque entièrement sur les économies réalisées sur votre facture. Chaque kWh que vous produisez et consommez vous-même est un kWh que vous n'achetez pas au réseau, à un tarif souvent supérieur à 25 centimes le kWh. Le vrai gain, c'est là qu'il se trouve.
Pour maximiser votre retour sur investissement, nous recommandons désormais :
- Le juste dimensionnement : une puissance adaptée à vos besoins réels, plutôt que trop grande pour vendre un surplus peu rémunérateur.
- L'autoconsommation maximale, en pilotant vos appareils énergivores (ballon d'eau chaude, lave-linge, recharge de véhicule) aux heures d'ensoleillement.
- La batterie de stockage, qui prend tout son sens dans ce nouveau contexte : plutôt que de brader votre surplus à 1,1 c€, vous le stockez pour le consommer le soir et gagner en autonomie.
Dans ce cadre, le photovoltaïque reste le meilleur moyen de bloquer le prix de votre électricité pour les 25 à 30 prochaines années, face à des tarifs réseau qui continuent d'augmenter.
5. Bon à savoir : les droits acquis
Si votre demande de raccordement complète a été déposée avant l'entrée en vigueur du nouvel arrêté, vous conservez en principe les conditions applicables à la date de votre dépôt. Les nouvelles règles concernent les demandes déposées à partir du 4 juin 2026.
A2C Énergies vous accompagne face à ces changements
Ces évolutions rendent l'accompagnement par un professionnel plus important que jamais : c'est le dimensionnement et l'optimisation de l'autoconsommation qui font désormais la rentabilité de votre projet. Installateur certifié RGE QualiPV en Nord-Isère, A2C Énergies conçoit chaque installation sur mesure, intègre le pilotage de l'énergie et, si c'est pertinent, une batterie de stockage, pour tirer le meilleur parti de ces nouvelles règles.
Questions fréquentes
La prime à l'autoconsommation existe-t-elle encore en 2026 ?
Non. Elle est supprimée pour toute demande de raccordement déposée à partir du 4 juin 2026. En revanche, la TVA réduite à 5,5 % reste en vigueur pour les installations de 9 kWc ou moins.
À combien est racheté le surplus depuis juin 2026 ?
Environ 1,1 centime d'euro par kWh (hors TVA) pour les installations de 9 kWc ou moins, avec une indexation d'environ 2 % par an. C'est pourquoi l'autoconsommation devient prioritaire.
Le photovoltaïque est-il encore rentable sans prime ni revente ?
Oui. La rentabilité repose désormais sur les économies réalisées en consommant votre propre électricité, à comparer au prix du réseau qui dépasse 25 centimes le kWh. La TVA à 5,5 % et une batterie de stockage renforcent l'intérêt du projet.
Faut-il se dépêcher d'installer des panneaux ?
Les règles évoluent régulièrement. Une étude personnalisée reste le meilleur moyen de savoir ce qui est le plus avantageux pour votre foyer, dans le cadre actuel.
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